Allusions répétées à la gestion de Kérékou : Le régime Yayi refuse d’avancer
Si les Béninois ont choisi d’expérimenter le changement, c’est pour améliorer ce qui se faisait avant 2006. Le pouvoir actuel, au lieu de se mirer dans les résultats de sa gestion des affaires publiques qui devraient être meilleurs, continue de se comparer aux régimes précédents. Une belle manière de ne rien réaliser avant 2011.Les membres du gouvernement et les partisans de la mouvance traînent les mêmes idées et comportement de contre performance. Dès qu’il y a un débat sur la gestion qui ne satisfait pas les Béninois, ils se réfèrent toujours au passé pour se demander comment les autres avaient géré pour se permettre de les critiquer. A cette allure, ils risquent de ne rien faire de positif parce que leur jauge reste des résultats qui n’ont pas satisfait les attentes du peuple.
Pour évoluer et réussir en toute chose, l’idéal est de toujours se comparer aux meilleures réalisations d’autrui ou à quelqu’un qui a excellé. Mais le régime du changement n’a aucune passion de faire des avancées notables par rapport à ce qui se faisait par le passé. Au lieu de chercher à résoudre les problèmes actuels par exemple , le gouvernement s’évertue à se demander ce que les autres ont fait par le passé ou à faire écrire que l’opposition qui le dénonce perd son temps ou joue un mauvaise rôle. Ce faisant le gouvernement sera surpris en 2011 de se voir rejeté par des gens qui ont perdu leurs parents simplement à cause de l’indifférence du gouvernement qui pourtant avait pris l’engagement de résoudre les problèmes laissés par le gouvernement défunt. Si les Béninois avaient su que ce gouvernement serait incapable, ils n’auraient pas accordé leurs suffrages au Chef de l’Etat en exercice. Il n’y a donc pas de raison à avancer par rapport au pouvoir défunt si tant est que le Chef de l’Etat actuel connaissant la réalité à accepter de solliciter les suffrages de ses compatriotes pour être Président.
Et, mieux, il est très malséant que des ministres profitent mensuellement des millions des caisses de l’Etat sans remplir leur mission. Ce n’est pas pour que les populations meurent que tout le monde se tait pour voir chacun des membre du gouvernement empocher plus du million et demi chaque mois sans compter les primes et autres frais de missions. Il faut travailler pour avoir un bilan honorable que de chercher à défendre un résultat peu performant.
Guy Constant Ehoumi
Journal LA PRESSE DU JOUR 28/05/09
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