Actualité politique nationale: Le silence de Maître Adrien Houngbédji est-il si pesant ?

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Depuis trois ans, hormis les périodes de joutes électorales, l’opinion a très peu entendu le challenger du second tour de Boni Yayi au scrutin de mars 2006. Pourtant, les événements qui peuvent susciter l’intervention de l’homme dont on sait qu’il a beaucoup œuvré pour l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin et qui continue de lutter pour les idéaux qui ont forgé sa personnalité politique ne manqueront pas. Même si on le voit peu à l’hémicycle, il n’est pas moins actif car il est scrupuleusement attentif à tous les débats qui s’y mènent, donne des directives, puis participe aux votes par procurations.
L’homme ne parle certes pas souvent, malgré le fait qu’il peut crever les plafonds de l’audimat. Mais lorsqu’il doit parler, il le fait disertement et c’est, entre autres, ce qui le caractérise. Il avait été obligé de se prononcer sur la crise de la téléphonie mobile parce que cela durait un peu trop et les conséquences sur la vie des populations puis sur l’économie nationale de façon globale commençaient à être trop pesantes. En août 2007, au cours de sa tournée de remerciements à ses militants à Porto-Novo, il avait dû se prononcer sur son absence à la fête nationale à Abomey. Il avait dû expliquer qu’il est difficile de s’asseoir avec des responsables politiques qui ont décrété qu’il est leur ennemi. Des militants du PRD étaient en effet injustement incarcérés depuis plusieurs mois et la cellule de communication de la Présidence ne cessait, à l’époque, de le rouer d’injures.
De même, en août 2008, au détour d’une interview au cours de laquelle il devait justifier son absence à la fête nationale à Parakou, Maître Adrien Houngbédji avait expliqué, et le plus gentiment du monde, que les tenants du pouvoir devraient penser que l’arbre sous le feuillage duquel il crache leur venin avec l’air de boire du vinaigre a été planté par des personnes qui méritent d’être traitées avec respect. Il était apparu aux côtés de ses amis du G4 lors du baptême dudit groupe le 12 mars 2008 au stade de l’amitié de Kouhounou. Son cinglant réquisitoire sur la gouvernance de Boni Yayi lors du Séminaire d’Abomey-Bohicon avait été reçu cinq sur cinq par l’opinion publique nationale et internationale. La presse se fait régulièrement l’écho de ses visites chez ses alliés du G4 et même du G13. Le très probable candidat pour l’élection présidentielle de 2011 ne doit pas faire de bruit lorsqu’on sait qu’il doit affûter des arguments en vue, d’une part, de convaincre sur la nécessité d’une candidature unique du G4, puis, d’autre part, de peaufiner sa stratégie pour être accepté comme le meilleur pour ladite candidature.

La Rb, un fardeau pour le G4
Qu’est-ce que celui qui avait été frappé si durement en mars 2006 par ses alliés d’aujourd’hui pourrait faire d’autre que de travailler en silence lorsque deux desdits alliés ne se portent pas très bien ? Est-il vraiment exagéré de dire que la Renaissance du Bénin est un fardeau pour le G4 ? L’honorable Raphaël Akotègnon connaît bien le sens des mots et il les emploie souvent avec justesse. Pris au premier degré, le terme fardeau pourrait peut-être choquer des responsables de cette formation déjà suffisamment troublés par les volte-face de la RB au Parlement. Ce que l’honorable a voulu signifier, c’est que les entorses à la discipline de groupe auxquelles s’illustrent les députés de la RB au sein de l’hémicycle préoccupent le G4. Ce propos-là n’est nullement de nature à compromettre nos relations avec la formation de Léhady Soglo qui est, plus que quiconque, convaincu que le salut de la RB se trouve du côté du G4 et non du côté d’une FCBE ou d’une UMPP qui n’a qu’une envie, celle de la phagocyter.
L’autre formation qui est malade de certains de ses responsables est celle du richissime Séfou Fagbohoun. Ce dernier est aussi muet qu’une carpe depuis son allocution de novembre 2008 à Bohicon où il avait indiqué que les cadres de son parti qui sont allés au gouvernement l’ont fait à titre personnel. L’opinion attend depuis que le congrès du parti confirme cela. En attendant, un autre cadre avait déclaré son soutien à la candidature de Abdoulaye Bio Tchané. Un député du même MADEP s’était illustré à l’Assemblée nationale dans une démarche singulière pour décrocher son siège à la Haute cour de justice, mettant ainsi à mal la cohésion du groupe G4. Toutefois, une réunion du G4 élargie à Force Clé s’était tenue chez l’honorable Séfou Fagbohoun le jeudi 21 mai 2009 sans tambour ni trompette. Cela devrait convaincre l’opinion publique que malgré leur silence, les tenants du G4 ne dorment pas.Les journalistes ont besoin du grain à moudre, c’est leur vocation. Les électeurs de Maître Adrien Houngbédji ont besoin de voir leur leader tenir le gouvernail, cela se comprend. Ils devront comprendre que leur mentor était à un doigt de remporter la dernière élection présidentielle. Ce qui avait manqué, c’est justement une alliance solide qu’il aurait dû nouer avant le premier tour et qui devrait lui faire passer la porte du second tour. En effet, le groupe dit Wloguèdè s’était déjà constitué avant et avait décidé d’agir ensemble au second tour du scrutin de 2006. Les manifestations par lesquelles les acteurs du camp adverse occupent l’espace politique devraient être condamnées par la HAAC qui ne fait que constater alors qu’elles ne sont rien moins que de la campagne électorale précoce. FAC, RMP, UMPP et autres FURY relèvent d’agitations politiciennes montrant que le pouvoir qui n’a jamais disposé d’une boussole est en perte de vitesse.

Face aux agitations politiciennes, la raison recommande aux formations politiques traditionnelles de notre pays de travailler sereinement afin d’être à la hauteur des responsabilités historiques qui sont les leurs dans un monde qui se transforme à vive allure et plus particulièrement dans un Bénin où même ceux qui se croyaient à l’abri sont aujourd’hui en proie à l’inquiétude parce que la précarité envahit tout. Les électeurs s’en sont rendu compte ! L’initiative économique est en panne, le changement grippé puis les inégalités et l’injustice n’ont jamais été aussi insolentes. Pour renverser la vapeur, il faut un idéal, un projet, une équipe et un leader car il s’agira de rebâtir pierre après pierre un Bénin nouveau. Silence n’est pas synonyme de sommeil, ni de manque de vision. Aucune union politique de l’opposition ne se construit sans larmes, surtout dans le contexte béninois. Les larmes politiques sèchent mieux dans la sérénité. En effet, la conquête du pouvoir suppose une bonne organisation.

Il ne faut pas exagérer, les silences de Maître Adrien Houngbédji et de Bruno Amoussou depuis le Séminaire d’Abomey-Bohicon ne sont en rien pesants. Maître Adrien Houngbédji était intervenu le samedi 16 mai sur RFI au sujet des propos attentatoires à la paix civile tenus par le ministre Nicaise Fagnon au cours de sa marche de soutien au président de la République à Dassa-Zoumè puis a appuyé, dans une déclaration, l’interpellation du président de la République sur la question. Il était récemment encore à Adja-Ouèrè avec ses amis du G4 et Force Clé. Face à un pouvoir qui ne fait que multiplier des dérives et incohérences de notoriété publique, est-il utile de remuer le couteau dans la plaie ? Maître Adrien Houngbédji était aux premières loges de la grande marche de protestation du jeudi 28 mai 2009 contre le pouvoir qui a choisi de laisser mourir les populations de nos villes et de nos campagnes au profit d’une propagande électoraliste arrogante.

Plus qu’une preuve de visibilité et de lisibilité des acteurs du creuset l’Union fait la nation (UN), la marche du jeudi 28 mai 2009 est une véritable démonstration de force. Les formations politiques hostiles à la gestion outrageante et outrancière de Boni Yayi des affaires publiques ont montré à l’opinion que si les ondes peuvent être le monopole du pouvoir, la rue appartient en revanche à tout le monde. Boni Yayi, en décidant de satisfaire les revendications des agents de la santé publique après l’annonce de cette marche, a encore montré une fois à l’opinion publique nationale qu’il ne sait gouverner que par la pression de la rue. Les militants des forces politiques réunies au sein de l’UN sont désormais rassurés qu’ils ne doivent pas prêter le flanc à ceux qui supputent sur la désunion car c’est justement ce qu’attendent les princes de l’émergence pour faire oublier leurs échecs et leurs promesses trompeuses.

De la candidature unique
Le temps qui sépare le Séminaire d’Abomey-Bohicon des prochaines échéances électorales pourrait ne pas suffire pour réaliser ce qui avait manqué à l’alliance RB-PRD pour avoir raison du Général Mathieu Kérékou en 2001. Il est en effet plus facile de s’entendre à deux que de s’entendre à quatre et, à plus forte raison, à plus de dix. Les formations politiques signataires des résolutions du Séminaire d’Abomey-Bohicon peuvent bien craindre qu’en dispersant leurs forces, la Cour constitutionnelle puisse manœuvrer plus facilement et proclamer la victoire de Boni Yayi dès le premier tour en 2011. Chacun a des raisons de penser que c’est l’un des principaux motifs de la désignation, à pas forcés, des membres de cette cour par le président de la République. Les chances que le candidat unique du G4, si cela advenait, dépasse au premier tour le président sortant sont en effet suffisamment grandes pour insister sur l’éventualité.
On ne refera pas de si tôt le Bénin où chaque responsable politique ou presque croît en son destin national. La désignation d’un candidat unique, faute de pouvoir organiser une élection primaire, demanderait sans doute de procéder minutieusement à l’élaboration d’une grille d’évaluation du potentiel de chacun des principaux protagonistes du groupe politique et de la surface électorale de chacune des formations. Mais il ne faudrait pas occulter le risque qu’en présentant un seul candidat, l’on ait l’effet pervers qui produit l’inverse du but recherché. En effet si ce candidat n’était pas issu de la RB par exemple, certains inconditionnels de cette formation politique pourraient ne pas se sentir concernés par l’élection présidentielle de 2011.

Toutefois, le couplage des élections législatives et présidentielles en 2011 offre la perspective de conjurer le risque esquissé plus haut, celui de laisser filer des suffrages d’irréductibles dont les leaders ne seraient pas en lice pour cause de candidature unique. Des conciliabules bien menés entre les protagonistes du bloc politique peuvent bien aboutir à des positionnements suffisamment dynamisants sur les listes pour les prochaines élections législatives. Cela nécessite un courage, un sens d’abnégation et donc de partage qui épouse la pensée d’Alexis de Tocqueville qui disait en 1963 « j’ai entrepris de voir, non pas autrement, mais plus loin que les partis ; et tandis qu’ils s’occupent du lendemain, j’ai voulu songer à l’avenir ». C’est bien de l’avenir qu’il s’agit de mon point de vue.

L’autre hypothèse qui est déjà un peu plus réaliste est que le G13 arrive à obtenir la candidature de Abdoulaye Bio Tchané et à mobiliser leur électorat autour de lui. Cela veut dire que autant pour la présidentielle que pour les législatives de 2011, le G13 sera en compétition avec le G4 avec les risques que cela comporte. Le mieux est certainement de concevoir une liste unique du bloc pour les législatives. La candidature du président de la Banque Ouest-Africaine de Développement à la présidentielle aura essentiellement pour fonction de réduire l’écart de voix entre les deux protagonistes du second tour de 2006, étant entendu que les constantes sociologiques et politiques du Bénin nous imposeront les mêmes en 2011 à moins d’un nouveau cataclysme. L’autre fonction non moins importante de la candidature de Abdoulaye Bio Tchané est de mieux le positionner sur l’orbite présidentielle par rapport à d’autres personnalités politiques du Septentrion.

La formation Force Clé pourrait être tentée de mobiliser son électorat au premier tour du scrutin présidentiel, mais mes amis Lazare Sèhouéto et Eric Houndété se sont bien souvent montrés prudents et fins stratèges. Au sein du groupe G4, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le président Bruno Amoussou n’est pas obsédé par la candidature d’un quelconque dauphin même si l’annonce du congrès de son parti fait déjà jaser les oiseaux de mauvais augure. Aussi, les conditions sont-elles, en principe, favorables pour la résorption de la fracture du Grand Ouémé, c’est-à-dire que Fagbohoun ne verra aucun inconvénient à sacrifier le candidat naturel de son parti au profit d’un autre qui saura reconstituer le potentiel politique de l’Ouémé et du Plateau.

Léhady Soglo a plus à gagner en faisant profil bas et soutenir l’ancien homme à abattre de la RB qu’il faut maintenant habiller en grand frère pour que ce dernier réalise son destin national. Je peux comprendre qu’il est difficile pour une grande formation politique comme la RB qui a été laminée par dix années d’opposition et que Boni Yayi tente d’achever de renoncer à rassembler ses troupes et jauger son électorat dès la moindre occasion. Elle peut, de se fait, vouloir jouer les faiseurs de roi ; mais face à la tendance ambiante au rassemblement, elle risquerait alors de se trouver isolée et ainsi éroder sa force de négociation en temps opportun, ce qui embrumera sérieusement son horizon politique. Je suis convaincu qu’un positionnement intelligent qui obéit bien à la loi du donnant-donnant sur une liste commune pour les législatives, pourrait offrir de meilleures perspectives à la RB qu’une dispersion des forces.

Il est tout aussi permis d’envisager que Maître Adrien Houngbédji renonce à sa candidature au profit de Léhady Soglo qui peut revendiquer d’être plus jeune et donc apte à briguer un second mandat qui lui donnerait le temps de mettre en œuvre le projet de société concocté ensemble. Ce serait certainement trop demander à un homme que plusieurs millions de personnes accompagnent depuis dix-huit ans de ne pas jouer sa dernière carte, un homme qui, plus est, a déjà effleuré la destination rêvée de tous. Maître Adrien Houngbédji pourrait très bien rétorquer à Léhady Soglo que la jeunesse, c’est plus le temps qui reste à vivre que le temps qu’on a déjà passé à vivre. Ce ne serait donc pas trop demander au jeune de bien vouloir reculer en 2011 pour mieux sauter en 2016. Il est si frais qu’il pourra réaliser ou prolonger son rêve de destin national en 2021 et 2026.

Alors que je m’interrogeais plus haut sur l’éventualité que d’irréductibles électeurs ne se sentent pas concernés par le prochain scrutin présidentiel si leur leader n’était pas candidat, j’affirme ici tout de go que les électeurs de Porto-Novo se sentiraient brimés voire abusés et, ce faisant, plus de la moitié d’entre eux ne sortiraient pas pour aller voter quelle que soit l’implication de Maître Adrien Houngbédji dans la campagne d’un candidat unique du G4 autre que lui-même. Une partie non négligeable des électeurs du Plateau serait certainement atteinte de la même sinistrose. « On ne cherche pas la nuit à l’aide d’une torche quelqu’un que l’on connaît bien » ; c’est une sagesse bien de chez nous qui l’enseigne. Que cela plaise ou non, autant Moucharafou Gbadamassi était un monument pour les Aïnonvis, Maître Adrien Houngbédji demeure pour eux un mythe auquel on ne peut toucher impunément.

Pour renverser la vapeur, il faut un idéal
Si l’option d’une candidature unique venait à emporter l’assentiment général, l’opinion pourrait difficilement comprendre que ce soit au profit de quelqu’un d’autre que celui qui avait été si près du but la dernière fois. En effet, si le challenger du second tour de Boni Yayi en 2006 avait pu y arriver tout seul, il ne faudrait pas grand effort pour qu’il y parvienne à nouveau en 2011, surtout s’il est renforcé par ses amis du G4. Et porter Maître Adrien Houngbédji au pinacle en 2011 ne serait que la meilleure sanction à infliger à celui à qui chacun des membres de l’alliance dite Wloguèdè, aujourd’hui alliés de son challenger, a des raisons de vouloir disqualifier. Autrement dit, les électeurs du G4 risquent d’être démobilisés par une candidature unique autre que celle de Maître Adrien Houngbédji. En bon légaliste, ce dernier se plierait certainement au choix du G4 au risque de priver les Porto-Noviens de la ferveur habituelle des périodes électorales.
Tout compte fait, le bloc politique des G et F pourrait aligner les candidatures de Maître Adrien Houngbédji, de Léhady Soglo, de Lazare Sèhouéto, et de Abdoulaye Bio Tchané pour l’élection présidentielle de 2011. Cela ne me paraît pas tout à fait gênant à condition de réaliser un bon coup politique au moment de la confection des listes pour les législatives. Une bonne campagne animée conjointement par les candidats à la députation et à la présidentielle créera sans aucun doute une dynamique qui favorisera une large victoire qui consacrera Maître Adrien Houngbédji et le président Bruno Amoussou comme première et deuxième personnalités de l’Etat respectivement.

Je dois insister pour dire que la réflexion sur le mécanisme de confection d’une liste unique pour les législatives de 2011 peut prendre l’ascendant sur celle d’une candidature unique pour la présidentielle de la même année. Un travail minutieux sur la base de l’existant et sur fond de réalisme et de confiance mutuelle entre les formations politiques devrait consacrer la dynamique unitaire dont le Séminaire d’Abomey-Bohicon a jeté les bases. Il me faut aussi rappeler que l’objectif est de gagner et surtout gagner ensemble. Tout le monde ne trouvera pas rigoureusement son compte. C’est pour cela qu’aucun sacrifice ne sera alors de trop pour la réalisation de ce dessein, c’est-à-dire que des ambitions strictement personnelles devraient être mises en veilleuse.

Le tandem Houngbédji/Amoussou sera forcément le mieux à même de réaliser la transition vers une nouvelle donne politique qui évite d’aller désormais chercher l’oiseau rare en dehors de l’échiquier politique national. Les deux n’ont plus, en effet, qu’à gagner ensemble, c’est-à-dire réaliser ensemble le rêve que chacun caresse depuis longtemps dans son cœur et dans son esprit et pensant devoir en être seul le fer de lance. Ce rêve commun de créer un cadre favorable pour l’émergence politique et économique du Bénin a longtemps soumis les deux à une rude concurrence, celle d’être le premier à proposer et mettre en œuvre ce dessein collectif. Maintenant qu’ils ont épuisé leurs capacités respectives à se combattre, ils vont devoir conjuguer leur énergie et leur intelligence pour dénicher la pierre de fondation qui permettra de réussir là où les chantres du changement sont en train d’échouer lamentablement, faute d’expérience et surtout d’humilité.

Ce tandem de mon rêve est susceptible de jeter les bases d’un nouveau processus de décision. Les choix collectifs devront désormais être préparés par une implication des citoyens dans ce qui peut très souvent être décidé au pays, un véritable consensus peut émerger sans rechercher forcément l’unanimisme. Ce souci d’implication est aussi un choix évident d’efficacité. La plupart des mesures prises après un débat approfondi ont des chances véritables de rentrer dans les faits. De nombreuses lois et de nombreux décrets ne sont jamais appliqués du fait de leur conception bureaucratique.

Journal FRATERNITE 12/06/09
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Publié dans Politique nationale

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