Mise en cause de la nomination de Orden Alladatin: Fors Lépi crie halte à l’instrumentalisation de la Société civile

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Le Front des organisations de la Sciété civile pour la Liste électorale permanente informatisée (Fors/Lépi) en 2011, par la voix de son coordonnateur national Urbain Amégbédji, est monté au créneau hier pour apporter sa part de vérité dans la remise en cause de la nomination de Orden Alladatin à la Commission politique de supervision dans la mise en œuvre de la Lépi. C’était hier au Chant d’oiseau de Cotonou.
« Halte à l’instrumentalisation de la société civile », a déclaré en filigrane le coordonnateur national du Front des organisations de la Société civile pour la Liste électorale permanente informatisée (Fors/Lépi) 2011 Urbain Amégbédji à ceux qui d’une manière ou d’une autre, jouent des pieds et des mains pour saboter les actions de la Société civile. C’était par l’entremise de la conférence de presse qu’il a donnée hier au Chant d’oiseau en vue de dire sa part de vérité dans cette nébuleuse qui commence à sentir le soufre. A l’occasion, le coordonnateur national de la Société civile a réfuté en bloc les allégations faisant état des irrégularités qui ont entaché la désignation du représentant de la société civile à la Commission politique de supervision dans la mise en œuvre de la Lépi. Pour Urbain Amégbédji, c’est suite à la loi N° 2009-10 du 13 mai 2009 portant organisation du recensement électoral national approfondi et établissement de la Liste électorale permanente informatisée que Fors Lépi a initié le 19 mai à Cotonou, une concertation avec les autres structures faîtières de la société civile de toute l’étendue du territoire national intéressées par la mise en œuvre de la Lépi. Cette concertation a-t-il fait observer, a permis de fixer les règles, les modalités, le calendrier et mandater un comité de supervision pour la désignation des représentants de la Société civile au sein des Commissions communales de supervision (Ccs) et de la Commission politique de supervision (Cps). Le processus ainsi enclenché selon lui, a permis la désignation des 77 représentants dans lesCcs et a abouti le 1er juin à la désignation du représentant à la Cps dont le nom a été transmis à qui de droit, notamment au ministre chargé des relations avec les institutions et rendue même publique. Malheureusement a-t-il déploré, des informations concordantes à leur parvenues font état de ce que les services du ministre chargé des relations avec les institutions , à travers les directeurs départementaux font pression sur des acteurs de la société civile de leur ressort territorial aux fins de la remise en cause du processus issu de la dynamique interne des organisations de la Société civile. Dans ce cadre a-t-il poursuivi, plusieurs concertations initiées par les directions départementales du ministère chargé des relations avec les institutions ont eu lieu à Parakou, à Lokossa et à Natitingou et une réunion plus élargie programmée à Dassa-Zoumè. Après avoir regretté l’atteinte à la liberté d’action des Organisations de la Société civile et associative visant à instrumentaliser la société civile, il a dénoncé cet acharnement suspect de certains fonctionnaires zélés et a lancé un appel pressant au Chef de l’Etat et au ministre chargé des relations avec les institutions en vue d’un rappel à l’ordre de ses cadres pour la stricte observance de la neutralité de l’administration. Il a saisi la même occasion pour exhorter les institutions qui n’ont pas encore désigné leurs représentants à la Commission politique de supervision à faire diligence et a invité les acteurs de la Société civile à rester vigilants face à toutes ces velléités d’instrumentalisation et ces manœuvres qui risquent de retarder davantage le processus de mise en œuvre de la Lépi.

Idelphonse POSSET
Journal 24 HEURES AU BENIN  23/06/09
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Publié dans Politique nationale

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