Le rêve est-il permis ?

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Il est un secret de polichinelle que l’actuel locataire de la Marina est déterminé à conserver son fauteuil. Mais pourra-t-il réussir ? Voilà une question dont la réponse est attendue par tous ceux qui se disent étonnés des derniers développements de l’actualité nationale. S’il est vrai que le chef de l’Etat disposait des jokers à faire valoir lors des prochaines consultations électorales, il n’en demeure pas moins vrai qu’il se retrouve aujourd’hui dans une situation délicate. Morceaux choisis : l’affaire Cen-Sad qui s’est retournée contre lui à cause de sa forte politisation et le musèlement des libertés d’expression avec en toile de fond, l’interdiction des marches de protestation d’un parti de l’opposition et des travailleurs. A cela s’ajoutent des recrutements politiques qui, manifestement indisposent les populations compte tenu de l’identité des recrues. L’expérience a montré au Bénin que tous les élus qui ont eu la vision de démissionner de leur formation politique de base pour des intérêts personnels, ont été sanctionnés par les électeurs. Ceux-ci, attachés à la personne des leaders de leur parti politique, n’hésitent pas à lui renouveler leur confiance malgré tous les privilèges à leur accordés par le transhumant. Les rebelles de la Renaissance du Bénin et du Parti du renouveau démocratique en savent quelque chose. Tous autant qu’ils sont n’ont pu se faire réélire après avoir célébré le divorce avec leur parti originel. C’est dire que contrairement à ce que font croire les caciques du Changement, on peut dire sans risque de se tromper que la réélection du Docteur Thomas Boni Yayi à la présidence de la République en 2011 est d’ores et déjà hypothéquée. Entre la Haute Autorité et les potentiels électeurs, le combat risque sans nul doute de laisser des traces. Même si, pour se disculper, Boni Yayi avance des arguments, les populations, elles, n’y croient plus. C’est d’une évidence absolue. Pour la seule raison qu’il a cautionné certains actes attentatoires aux principes fondamentaux de la démocratie. Les électeurs continueront de pourfendre le gouvernement pour le fait qu’elles ne se voient pas dans sa façon de faire. Boni Yayi aura beau fait usage de subterfuges il ratera le coche en 2011.
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Publié dans Politique nationale

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