Les travailleurs disent non à la cherté de la vie et au bradage du patrimoine national

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Dans leur motion de protestation rendue publique hier au minitère des Finances lors de la marche de protestation , les travailleurs ont exigé du gouvernement un certain nombre de choses en rapport à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail et au respect des acquis de la démocratie. Dans cette déclaration , ils disent non au bradage du patrimoine national, au pillage de l’économie nationale et à la corruption . Lire la motion de protestation

MOTION DE PROTESTATION
CSTB, COSI ,CSA-BENIN, FESYNTRA-FINANCES, CCTB, UNSTB
La situation sociopolitique nationale traverse actuellement une crise multidimensionnelle devenue chaque jour plus aigue. Mais, le Gouvernement de notre pays s’acharne à noyer les travailleurs et les populations des villages et des quartiers de ville dans les effets meurtriers de cette crise pour sauver le capital financier dont il a la garde et la défense. En examinant les mesures que ce pouvoir du capital financier préconise on se rend a l’évidence, une fois de plus, qu’il est loin de se préoccuper du sort des travailleurs et des peuples de notre patrie. 1- Ainsi, par e xemple, les attaques contre les différents acquis des travailleurs : primes diverses notamment les primes de motivations pour le secteur de la Santé et de l’Education, qui permettent d’arrondir leurs maigres salaires, de l’allocation d’incitation a la fonction enseignante qui n’accompagne pas a la retraite, l’attaque au droit de grève des douaniers par la décision du Gouvernement de les reverser dans le corps des Forces Armées Béninoises, les interdictions fréquentes de marches jugées subversives parce que ne soutenant pas le pouvoir en place ;

2- De même, au lieu de publier les résultats des audits de la SBEE- SONEB et de faire rendre gorge aux pilleurs et aux voleurs des biens publics, le Gouvernement s’entête à augmenter anarchiquement les prix d’électricité et d’eau et à privatiser la SBEE-SONEB. 1l en est de même de la SONACOP et des autres Sociétés pétrolières, où en deux mois le prix de l’essence à la pompe, est passé de 350F à 455F, soit une augmentation de 30% contre un pouvoir d’achat stationnaire des citoyens qui continue de s’effriter de façon exponentielle avec l’indifférence totale de nos gouvernants.

3- En lieu et place des mesures réelles d’assainissement de la gestion des entreprises, le Gouvernement préfère les brader comme pour honorer un engagement déjà pris devant les bailleurs et autres puissances impérialistes. Ainsi Bénin-Télécom SA, SBEE-SONEB, le PAC, la SOBEMAP, SONAPRA, etc... sont bradés ou promis à la braderie par le pouvoir avec des conséquences Monsieur le ministre des Finances et de l’économie néfastes qui n’épargneront aucun citoyen. Aussi l’assainissement de la gestion des finances publiques est passé à l’oubliette.

4- Cet acharnement du Gouvernement contre les travailleurs et les populations de notre pays est dédoublé par sa détermination à couvrir les pilleurs, les voleurs et autres assassins économiques, laquelle détermination est illustrée par son refus de publier les résultats des audits commandés à prix d’or et d’inquiéter les pilleurs pris la main dans le sac. Quand le Gouvernement a le dos au mur, il ne s’en prend qu’à des menus fretins et me à l’index des travailleurs et ou rejette sa mauvaise gestion sur eux (cas de la CEN-SAD) pour distraire l’opinion publique.

Les revendications des Travailleurs s’accumulent sans aucun souci du Gouvernement à tenter la moindre résolution. II ne fait aucun doute que les travailleurs ont posé ces problèmes depuis longtemps et le pouvoir du capital financier a toujours opposé une fin de non recevoir.

Le spectacle est bien désolant. A la maison on a les pieds dans l’eau. Au service c’est pire. Face à cette situation, le pouvoir est arrogant et provocateur. Les travailleurs n’ont d’autres solutions que de se concerter aux fins de s’organiser et de déclencher des actions communes répétées jusqu’à satisfaction de leurs revendications. II s’agit de :

- Arrêt de la remise en cause de leurs acquis ;
- Arrêt de la hausse des prix : Annulation des décisions d’augmentation des prix de I’ électricité de I’ eau, des produits pétrolier etc ;

- Arrêt des privatisations des entreprises publiques, Bénin-Télécom SA, SBEE¬SONEB, PAC, SOBEMAP, SONACOP ;

- Arrêt de la mise à l’index mensongère des travailleurs innocents pour mauvaise gestion.

D’expérience, nous savons que, face à nos luttes, le Gouvernement du changement, n’a de cesse d’envoyer sa troupe de ministres et de mafieux vers les populations pour mentir sur notre compte. Cette fois-ci, nous le mettons en garde contre ces pratiques provocatrices et nous devons être prêts à organiser la sensibilisation et l’éducation patriotique du peuple.

En tout état de cause, les travailleurs rendent le Gouvernement responsable des convenues qui adviendront s’il s’entêtait à ne pas satisfaire les revendications.

Les Participants !
Journal 24 HEURES AU BENIN  31/07/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article