Crise à la CPS-Lépi : Robert Dossou, président de la Cour constitutionnelle et de l'Accpuf doit prévenir
La Commission politique de supervision/ Rena-Lépi 2011 traverse une crise qui mérite l’attention de toutes les personnes soucieuses de la transparence des élections et de la sauvegarde de la paix. Dans cette situation où les acteurs de cette structure sensible ne se font plus confiance, Robert Dossou a un grand rôle à jouer pour son image et la mission à lui confiée par la communauté francophone.Du 22 au 25 juin 2009, s’est tenu à Cotonou le 5e congrès de l’Association des Cours et Conseils constitutionnels ayant en partage l’usage du Français (l’Accpuf). Le thème central de ce colloque est évocateur « Les juridictions constitutionnelles et les crises ».
Au cours de ce congrès qui a connu la présence du secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf et celle d’éminents juristes, il a été disséqué le concept « crise » et ce à travers, les communications comme : Les juridictions constitutionnelles et les crises électorales en Afrique ; les juridictions africaines et les crises : cas du Bénin ; les Cours constitutionnelles et la déclaration de Bamako…
A l’issue de cette importante réunion, le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, maître Robert Dossou a été élu président de l’Accpuf par ses pairs. L’élection de avocat respectable est à la fois un honneur pour notre pays mais aussi une grande charge confiée à ce juriste expérimenté pour l’enracinement de la culture démocratique dans l’espace francophone.
Face à cette responsabilité internationale, le président de l’Accpuf doit démontrer à toute la communauté internationale, sa capacité à prévenir les conflits d’abord dans son propre pays. Robert Dossou est un modèle sur lequel repose la confiance et l’espoir d’une cinquantaine de Cour constitutionnelles et institutions équivalentes membres de l’Accpuf.
Et pour cela, prévenir tout conflit qui pourrait découler de l’élection présidentielle et des législatives de 2011 au Bénin doit le préoccuper au haut niveau. Il est donc souhaitable que le président Dossou accorde une importance capitale à la crise qui secoue en ce moment, la Commission politique de supervision (CPS) du Recensement électoral national approfondi (Rena) et de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) pour les deux grandes prochaines élections.
Les membres de la CPS ont prêté serment et il importe que la Cour constitutionnelle prenne ses responsabilités en s’intéressant sérieusement à ce dossier et en sanctionnant en cas de besoin pour la sauvegarde de notre démocratie.
Romain L. Kiki
Journal LE GRAND JOURNAL 16/09/09
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